Thérapeute Psycho Kinésiologue

Histoire talmudique: le dialogue intérieur de la dépression et du désespoir. 
5 février, 2017, 18:47
Classé dans : audio,psy

Histoire talmudique: le dialogue intérieur de la dépression et du désespoir.

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Sources et références :

Talmud de Babylone 89a

Rachi / Maharcha

Ben Ich Hai (Ben Yohada) /Tikouné Zoar

Maharal de Prague (tiferet israel 48)

Rav Haim Chmoulevitz (sihot moussar )

 

 



Thérapies trop longues
25 juin, 2013, 13:21
Classé dans : article écrit,psy,Tous

 

Thérapies qui n’en finissent pas, ça suffit !!

un article de Jonathan Alpert, psychothérapeute,
publié dans le New York Times le 21-4-2012,
traduit par Simon Kinésio.

Thérapies trop longues dans article écrit nytlogo379x64

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« Je lui ai ouvert mon coeur alors qu’il regardait sa montre », « il m’a dit que si je ne continuait pas a le voir je serai perdu », « il m’a appelée par le nom d’un autre »…

 

Les nouveaux patients me disent ce genre de chose tout le temps. Et ils m’expliquent comment leur ancien psy, assis, silencieux, hochait de la tête, sans donner de conseil, sans s’impliquer pendant des semaines, des mois, parfois des années. Un de mes patients m’a raconté récemment, qu’après avoir vu un thérapeute pendant plusieurs années, il lui a demandé si il avait un conseil a lui donner, et celui-ci lui a répondu: « A la semaine prochaine ».

 

 

Quand j’ai commencé a exercer en tant que thérapeute, il y a une quinzaine d’années, je pensais que des reproches comme celui-ci seraient rare. Mais je suis arrivé a une conclusion qui pousse a la réflexion : les thérapies inefficaces sont très courantes.

 

Demandez a vos amis, écoutez les conversations dans les cafés, ou lisez sur Internet les discutions sur la longueur des thérapies. Je vous parie que vous allez trouver de nombreuses personnes qui sont restés bien plus longtemps qu’il ne pensait que cela prendrai pour résoudre leurs problèmes. Selon une étude faite en 2010, publiée par le Journal Américain de Psychiatrie : 42 % des personnes qui consultent pour une psychothérapie utilisent entre 3 a 10 séances pour un sujet de consultation, alors que 1 sur 9 personnes (11%) vont consulter plus de 20 séances.

 

Pour ces 11 pourcents, la thérapie peut devenir une relation a impasse. Les études montrent que, dans de nombreux cas, plus la thérapie est longue, moins elle a des chances d’être efficace. Malgré cela, les thérapeutes sont souvent réticents a admettre leur défaites.

 

Une étude de 2001, publiée dans le Journal du Conseil Psychologique, a mis en évidence que les plus grands progrès fais par les patients se faisaient entre la 7 et la 10ème séance. Une autre étude, publiée en 2006 dans le Journal du Consultant et de la Psychologie Clinique, a examiné 2000 personnes qui ont suivi entre 1 a 12 séances, et elle a démontrée que 88 % des personnes ont eu des progrès après la première séance, et que ce taux diminue a 62 % a la 12ème séance. Pourtant, selon une recherche faite par l’Université de Pennsylvanie, les psychothérapeutes pratiquant les méthodes traditionnelles de thérapies, font en moyenne 22 séances avant de conclure l’inefficacité de leur méthode (quand il n’y a pas de progrès). Seulement 12 % de ses thérapeutes conseillent a ses patients en stagnation de consulter quelqu’un d’autre. En conclusion, bien qu’une thérapie de longue durée ne soit pas toujours bénéfique pour le patient, de nombreux thérapeute persiste a entretenir une psychothérapie longue, sans qu’une échéance ne soit définie, donc potentiellement infini.

 

Les partisans des thérapies de longues durées argumentent  que quand il s’agit de troubles psychologiques graves il faut de nombreuses années pour les gérer. Cela est vrai. Mais il est vrai aussi qu’il ne s’agit pas de la majorité des patients traités. Les sujets essentiels de consultation sont la dépression et l’anxiété, a l’opposé, les cas lourd comme la schizophrénie sont plus rares.

 

Selon mon expérience, la majorité des personnes demandent une aide pour des sujets délicats, des problèmes traitables : ils sont enlisés dans des boulots peu gratifiants, ou des relations peu satisfaisantes, ils ne peuvent atteindre leurs objectifs, ont peur du changement, ou sont déprimés des résultats. Il ne faut pas des années de thérapie pour résoudre ces problèmes. Pour certain de mes patients, il faut même moins qu’une consultation.

 

Une thérapie doit, ou devrait, se concentrer sur les objectifs, sur les résultats, les aboutissements, et les gens devraient apprendre de celle-ci. Selon ma conception, quelqu’un qui a passé des années en thérapie, avant de venir me voir, doit pouvoir faire face a ses peurs, calmer son anxiété et réussir rapidement ces objectifs, en quelques semaines.

 

Pourquoi ? Je crois qu’il s’agit de la manière d’aborder la chose.  Beaucoup de patients ont besoin d’une approche plus dynamique, d’un thérapeute plus agressif qui va les pousser a faire face a ce qu’ils trouvent gênant : le changement. Ils ont besoin de l’avis du thérapeute, de ses conseils, et d’un plan d’action structuré. Ils n’ont pas besoin de parler a l’infini de leur sentiments, ou de leurs souvenirs enfances. Une étude récente de l’Institut National de la Santé et de l’Aide Sociale en Finlande a remarqué que les « thérapie dynamique, actives, et extravertie » aident plus rapidement les patients a court terme que les « thérapies prudentes,non envahissante ».

 

Cette approche n’est pas adaptée a tout les patients, mais les résultats de cette étude en Finlande correspond a ce que j’ai pu constater.

 

Si un patient vient me voir et me dit qu’elle n’est pas heureuse avec son petit ami ces dernières années, je ne lui demande pas « qu’est ce que vous ressentez a ce sujet? », je sais déjà ce qu’elle ressent ! Elle vient de me le dire. Elle est malheureuse. Quand elle me demande ce qu’elle devrait faire a ce sujet, je ne lui répond pas par une question: « Et vous que croyez vous que vous devriez faire ? » Si elle le savait elle ne me le demanderai pas.

 

Par contre, je lui demande ce qu’il manque a leur relation, et lui propose des moyens possibles de combler ces lacunes, ou peut être de rompre de  manière équilibrée. Plutôt que se rappeler et de ruminer les histoires de l’enfance, j’encourage mes patients a trouver le courage de se confronter a l’adversité, prendre des risques, et adopter pour le changement. Mon objectif est de donner aux patients les compétences nécessaires pour faire face a leurs peurs du changement, plutôt que de hocher de la tête et leurs demander ce qu’ils ressentent.

 

Pendant mes études universitaires, on nous a enseigné, a mes camarades et a moi-même a être des guides, dont le travail est d’aider les patients a arriver a leurs propres conclusions. Cela peut fonctionner, mais cela peut prendre très longtemps. Je ne crois pas que les patients veulent se sentir bien après des années, mais après quelques semaines ou mois.

 

Le préjugé populaire renforce la croyance que pour faire une thérapie il faille s’allonger sur un canapé et parler de ses problèmes. Alors, c’est ce que font souvent les patients. Cette attitude mène a une co-dépendance. Le thérapeute dépend de l’argent du patient, et le patient dépend du thérapeute pour un soutien moral et émotionnel. Et pour de nombreux patient en thérapie, il est suffisant d’avoir quelqu’un qui sait écouter, et sortir d’une séance en se sentant mieux.

 

Mais il y a une différence entre se sentir mieux et changer sa vie. Se sentir accepter et valable par votre thérapeute ne vous pousse pas a atteindre vos objectifs. Au contraire, cela peut vous pousser a rester dans une situation « disfonctionnelle ». Les consultations peuvent être programmées comme des séances de spa: relaxante mais pas vraiment efficace pour résoudre un problème. Plus qu’un oasis de gentillesse ou une heure d’acceptation et de validation de soi, les patients ont besoins de stratégies efficaces pour réaliser leurs buts concrets.

 

Je ne suis pas contre les thérapies classiques, puisque je les pratiques. Mais demandez vous ceci : si votre coiffeur vous loupe tout le temps, est ce que vous aller continuer a aller chez lui ? Si un restaurant vous sert un mauvais repas, allez vous réserver une autre table ? Non, je ne crois pas, et vous ne devriez pas non plus rester dans une thérapie qui ne vous aide pas.

 

 

 

Du même auteur (mais en anglais) :
Be Fearless: Change Your Life in 28 Days dans Tous


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